Les activités de la Fondation Seligmann étendues au Val-de-Marne

La Fondation Seligmann intervient depuis 2006 dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville de Paris, de l’Essonne et de la Seine-Saint-Denis, en soutien d’initiatives scolaires ou associatives, participant à la lutte contre le racisme, à la formation des citoyens, à l’insertion des étrangers, au renforcement du lien social et à la promotion du vivre et agir ensemble, avec une large ouverture sur la culture.
Chaque année, la Fondation Seligmann organise également le concours « Vivre et agir ensemble contre le racisme », qui récompense des projets réalisés par des classes de collégiens, lycéens ou apprentis de tous les établissements scolaires de Paris, de l’Essonne et de la Seine-Saint-Denis, seules ou avec les membres de la communauté éducative et les parents d’élèves.
La Fondation Seligmann remet en outre des Petit Larousse Illustré aux récipiendaires du diplôme d’études en langue française (Delf) des départements dans lesquels elle intervient.

Après avoir étendu son opération Dictionnaires au Val-de-Marne en 2019, c’est l’ensemble de ses activités, aides à projet et concours, qu’elle propose désormais aux établissements scolaires et associations de ce département.

  • Les porteurs de projets scolaires ou associatifs en quartier prioritaires de la politique de la ville du 94 peuvent donc dès à présent déposer une demande d’aide.
  • Les responsables de tous les établissements scolaires du 94 peuvent également candidater pour le concours « Vivre et agir ensemble contre le racisme ».

Une aide d’urgence pour les femmes précaires en périnatalité

Selon les chiffres du 115, rapportés par Le Monde du 14 janvier, 200 familles sont sans solution d’hébergement en Île-de-France.
Parmi elles se trouvent de nombreuses femmes seules en périnatalité, enceintes ou avec de jeunes enfants. Fin
 2019, la Fondation Seligmann a accordé une aide d’urgence à deux associations dédiées à la prise en charge de ces publics particulièrement fragiles.

Solidarité Paris Maman (Solipam) est un réseau régional de périnatalité et d’accès aux droits spécialisé dans la prise en charge les femmes enceintes majeures en situation de grande précarité. Pour améliorer le suivi de ces femmes, notamment pour les demandes d’Aide médicale d’urgence et de Couverture maladie universelle, le financement attribué par la Fondation Seligmann permettra d’avoir recours à des prestations d’interprétariat réalisées par l’association ISM, au bénéfice d’une centaine de femmes allophones.

L’Association pour le développement de la santé des femmes (ADSF) œuvre pour l’accès aux droits et aux soins des femmes seules en situation de précarité à travers des maraudes et des actions d’accueil et de mise à l’abri. Dans ce cadre, elle intervient auprès d’un nombre croissant de femmes en périnatalité, enceintes ou avec de jeunes enfants. Le financement attribué par la Fondation Seligmann permettra l’acquisition de matériels et d’alimentation pour bébé tels que des poussettes, des couches, des porte-bébés et du lait infantile.

Créer de la cohésion entre les familles de la Grande Borne

Depuis 2002, l’association Sous tous les toits du monde anime des projets et des actions socio-éducatives en direction des familles de Grigny (91).
Du 13 au 20 juillet 2019, elle a emmené sept familles de la Grande Borne au Barcarès, dans les Pyrénées-Orientales, avec pour objectif de créer de la cohésion entre habitants. Jeunes et mamans ont bénéficié d’activités quotidiennes avec accès à la piscine et à la plage. Le séjour a permis de tisser des liens forts entre les participants qui ont eu la possibilité de faire mieux connaissance et de s’apprécier.

Le soutien de la Fondation Seligmann a contribué à la prise en charge du transport, de l’hébergement et de la billetterie.

« À toi de jouer » à Sevran

D’octobre 2018 à juillet 2019, l’association Carrozzone Teatro a mis en place le projet « À toi de jouer » au bénéfice de 18 jeunes de Sevran (93) âgés de 10 à 17 ans, à la maison de quartier de Rougement et à l’espace François Mauriac. 
Ce projet a pris la forme d’un atelier de création d’une pièce de théâtre, espace d’expression, d’échange et de développement personnel où chacun apprend à travailler en équipe en abordant des sujets tragiques par le biais du rire. L’objectif de ce projet était de favoriser le lien social à travers l’art et la culture, de rompre l’isolement dans les quartiers défavorisés et de créer une offre culturelle de proximité en utilisant le théâtre comme un accès à la connaissance et un moyen d’intégration et d’insertion dans la société. 
L’aide apportée par la Fondation Seligmann a permis la location des costumes

Le nouveau numéro d’Après-demain vient de paraître !

Pour qui connaît la ligne éditoriale d’Après-demain, fixée par sa fondatrice, Françoise Seligmann, dès 1957, son attachement aux valeurs de la République ne fait aucun doute.
Mais l’absence de doute est redoutable, car elle induit une absence de vigilance qui peut être fatale.
Il est donc de bonne hygiène intellectuelle et sociale de se demander quelles sont les conditions qu’il faut réunir pour que derrière le mot s’exprime, se démontre et se vive la réalité républicaine.
C’est donc à une revue des facettes du concept de république que les autrices et auteurs de ce numéro se livrent pour éveiller les consciences, rappeler les données de base et évoquer certains « piliers » de la République.
Le n° 52 (NF) d’Après-demain, dont le titre, Il ne suffit pas de dire République, a été emprunté à un mot de Nicolas de Bonneville cité par Michelet dans son Histoire de la Révolution, bénéficie d’une nouvelle maquette qui ne renie rien de la longue histoire de cette publication, mais affirme son actualité et sa vocation à se projeter dans l’avenir.

Soutenez Après-demain en vous abonnant ou en achetant le n° 52 (NF).

Dionysiens, héros d’une nouvelle Odyssée

Le collège Pierre de Geyter, en réseau d’éducation prioritaire à Saint-Denis (93), met en œuvre son projet « Dionysiens, héros d’une nouvelle Odyssée. À la découverte du monde grec d’hier et d’aujourd’hui. », au bénéfice de deux classes de 5e. Après avoir découvert que la démocratie athénienne reposait sur des fondements tout à la fois imaginaires et scientifiques, les élèves sont partis en Grèce en mars 2019 et ont restitué leur projet lors d’une représentation en juin 2019 au théâtre Gérard Philipe. Étalé sur trois années scolaires, le projet a pour objectif de permettre aux élèves de travailler en commun, de participer à la vie de l’établissement et de leur commune, de partager leurs savoirs et leurs expériences en s’ouvrant au monde et à la culture. Le soutien de la Fondation Seligmann a contribué au financement des transports, de la billetterie, de l’hébergement, des fournitures et du matériel pédagogique.

 

 

Concours 2019-2020 : « Le livre comme outil de liberté »

Le concours « Vivre et agir ensemble contre le racisme » de la Fondation Seligmann récompense des projets réalisés par des classes de collégiens, lycéens ou apprentis, seules ou avec les membres de la communauté éducative et les parents d’élèves.
Il est destiné aux établissements de Paris, de l’Essonne, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne. Un jury, choisi par le Conseil d’administration de la Fondation, se réunit en fin d’année scolaire pour délibérer. Les établissements des classes lauréates reçoivent un prix d’un montant de 1 000 €.

Pour cette année scolaire 2019-2020, la Fondation Seligmann propose aux enseignants, élèves et établissements participants de réaliser un projet dont le point de départ sera la lecture et le travail sur une œuvre écrite: roman, témoignage, récit, théâtre, poésie, bande-dessinée, articles de presse, etc., favorisant l’apprentissage de la tolérance et l’ouverture culturelle.
Lecture individuelle ou en commun, donnant lieu à un travail collectif d’écriture, de restitution orale, de représentation théâtrale, d’illustration ou de vidéo, ou tout autre support propre à rendre compte de l’appropriation du texte et de ses enjeux, le projet présenté au concours permettra aux élèves, à partir d’un thème humaniste, d’améliorer leur capacité de compréhension et d’expression tout en prenant conscience que le livre est un outil de liberté, leur donnant autant de clefs pour se préparer à la citoyenneté.

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Belleville est à nous!

Soutenue par la Fondation Seligmann, notamment pour la mise en œuvre de son projet d’apprentissage Demos, l’association Quartier Libre XI a permis en 2019 aux enfants du quartier Belleville-Fontaine-au-Roi à Paris (11e) de réfléchir de manière ludique à leur environnement, à la façon dont ils le pensent et l’imaginent. Guidés par des architectes, « ils ont pris soin de penser aux autres, à la nature souvent absente, à l’espace qui est consacré aux enfants, aux rues, impasses avec jardins si différentes et pourtant si proches », comme le rapporte le livret édité pour rendre compte du projet « Belleville est à nous ». Le résultat de ce minutieux travail est une superbe maquette, pleine de poésie, qui témoigne « de l’application, de l’écoute, du regard sensible que les enfants ont développé tout au long de l’année ».
Basée en quartier politique de la ville, l’association Quartier Libre XI propose des ateliers d’accompagnement aux devoirs et des ateliers culturels à une soixantaine d’enfants.

Grandir sur scène

Le lycée polyvalent Diderot, à Paris (19e), regroupant des filières à dominante scientifique, technique et professionnelle, a réalisé son projet d’atelier-théâtre « Grandir sur scène », conclu en fin d’année 2019 par l’adaptation de Casimir et Caroline, d’Odon von Horvarth, au bénéfice d’élèves de 2de, 1re et terminale des filières générale et professionnelle, ainsi que d’une élève de section Ulis. Les représentations ont rencontré un vif succès auprès du public : parents, professeurs et amis. Au total, les objectifs du projet ont été atteints malgré les difficulté, et les élèves participants, qui ont appris à « jouer la comédie », ont jugé avoir franchi une étape dans leur chemin vers l’autonomie. L’aide de la Fondation Seligmann a contribué à la billetterie et à l’acquisition des costumes et accessoires. Le projet se poursuit pour cette année scolaire 2019-2020.

Poing noir, de Jérôme Peyrat, Prix Seligmann 2019

Réuni le 24 octobre 2019, le jury du Prix Seligmann contre le racisme de la Chancellerie des universités de Paris a choisi de récompenser Poing noir, de Jérôme Peyrat, récit sur la vie de Peter Norman, coureur australien, aborigène médaillé d’argent du 200 mètres des Jeux olympiques de Mexico de 1968. En refusant de se désolidariser de ses adversaires de course auxquels il avait prêté ses gants pour que leur poing levé soit de couleur noire, Peter Norman s’était attiré l’hostilité de la classe blanche dirigeante d’Australie et avait été maintenu dans la misère. En attribuant le Prix Seligmann contre le racisme pour 2019, le jury a récompensé un roman facile d’accès qui illustre le fait que le combat contre le racisme se mène dans tous les domaines, dont le sport, où les luttes sociales ont cours autant qu’ailleurs.