« Raconter, transmettre, lutter contre la haine »

En cette année scolaire 2019-2020, le collège Michel-Richard Delalande, en réseau d’éducation prioritaire à Athis-Mons (91), a mis en œuvre son projet « Raconter et transmettre pour lutter contre la haine », soutenu par la Fondation Seligmann, avec pour objectifs d’apprendre à conduire une enquête historique, d’acquérir le goût de la lecture et de l’écriture et de lutter contre le racisme et pour le vivre-ensemble. Inscrit dans le cadre de l’initiative « Convoi 77 » ce projet a mobilisé tous les élèves d’une classe de 3e autour de leurs professeurs, M. Huguet, Mme Le Pogam et Mme Goumain, qui ont travaillé tout à la fois sur l’histoire d’Ilan Halimi, sur celle des membres de la famille Halimi de Lyon, victime de la Shoah, et ont rencontré le survivant de la Shoah Daniel Urbejtel.
Le journal qu’ils ont réalisé pour rendre compte de leurs travaux, en plein confinement dû à l’épidémie de covid-19, est à mettre entre toutes les mains.

« Trop vite », un court-métrage avec les élèves du lycée Hénaff de Bagnolet

À l’initiative de l’association Les Ateliers de Belacqua, 14 élèves du lycée Hénaff de Bagnolet (93), tous issus des quartiers prioritaires de la ville, ont participé au projet « Se battre pour réaliser sa vie », consistant en l’écriture et la réalisation d’un court-métrage. Entre décembre 2019 et  janvier 2020, ils ont ainsi pu déterminer ensemble leur sujet à partir du thème général proposé, écrire un scénario, rencontrer des professionnels, tourner avec une comédienne et travailler enfin à la post-production.
Le résultat, intitulé Trop vite, est un film émouvant, bien senti, imaginatif autant qu’ancré dans la réalité du drame qu’il décrit, et qui traduit bien l’effort de ses auteurs, le respect et l’écoute mutuels manifestés à tous les stades de ce travail collectif. Le travail sur le langage, l’écriture et l’improvisation, la prise de conscience du pouvoir de la création, les questionnements sur les parcours de vie de chacune et chacun ont été des éléments importants du projet, qui devrait faire l’objet d’une projection au lycée Hénaff à partir de la rentrée 2020, lorsque les conditions sanitaires le permettront.
Le soutien de la Fondation Seligmann a permis de louer des matériels de tournage, d’acquérir des fournitures nécessaires à la post-production ou encore de louer une salle et du matériel de montage.

Suivi psychologique de mineurs exilés au Centre Primo Levi

Situé à Paris, le Centre Primo Levi accueille chaque année près de 75 enfants et adolescents, parfois isolés, parfois accompagnés, qui ont traversé de très dures épreuves dans leur pays puis sur le chemin de l’exil. Rescapés de massacres ou d’opérations militaires contre des civils, ils ont assisté à des violences parfois extrêmes à l’encontre de leur famille ou de leur communauté et pour certains ont perdu des parents ou des frères et sœurs.
La précarité dans laquelle vivent ces jeunes réactive leurs traumatismes. Le suivi psychologique mis en œuvre par le Centre Primo Levi permet de dénouer certaines de leurs angoisses, les aide à dormir sans cauchemars, à réinvestir l’école, à jouer de nouveau avec des enfants de leur âge.

En 2019, ce suivi aura été assuré pour 16 mineurs. 106 consultations psychologiques ont été délivrées sur l’année, soit un nombre moyen de 7 consultations par patient. Pour 62 % des consultations, le centre a fait appel au service d’un interprète professionnel pour les langues suivantes: le dari, le tchétchène, le russe, le somali, le peul, le tamoul, le bengali, l’amharique, le géorgien, l’arabe, le pachto.
L’aide apportée par la Fondation Seligmann a permis la prise en charge de la quasi totalité des prestations d’interprétariat.

 

Les activités de la Fondation Seligmann étendues au Val-de-Marne

La Fondation Seligmann intervient depuis 2006 dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville de Paris, de l’Essonne et de la Seine-Saint-Denis, en soutien d’initiatives scolaires ou associatives, participant à la lutte contre le racisme, à la formation des citoyens, à l’insertion des étrangers, au renforcement du lien social et à la promotion du vivre et agir ensemble, avec une large ouverture sur la culture.
Chaque année, la Fondation Seligmann organise également le concours « Vivre et agir ensemble contre le racisme », qui récompense des projets réalisés par des classes de collégiens, lycéens ou apprentis de tous les établissements scolaires de Paris, de l’Essonne et de la Seine-Saint-Denis, seules ou avec les membres de la communauté éducative et les parents d’élèves.
La Fondation Seligmann remet en outre des Petit Larousse Illustré aux récipiendaires du diplôme d’études en langue française (Delf) des départements dans lesquels elle intervient.

Après avoir étendu son opération Dictionnaires au Val-de-Marne en 2019, c’est l’ensemble de ses activités, aides à projet et concours, qu’elle propose désormais aux établissements scolaires et associations de ce département.

  • Les porteurs de projets scolaires ou associatifs en quartier prioritaires de la politique de la ville du 94 peuvent donc dès à présent déposer une demande d’aide.
  • Les responsables de tous les établissements scolaires du 94 peuvent également candidater pour le concours « Vivre et agir ensemble contre le racisme ».

Une aide d’urgence pour les femmes précaires en périnatalité

Selon les chiffres du 115, rapportés par Le Monde du 14 janvier, 200 familles sont sans solution d’hébergement en Île-de-France.
Parmi elles se trouvent de nombreuses femmes seules en périnatalité, enceintes ou avec de jeunes enfants. Fin
 2019, la Fondation Seligmann a accordé une aide d’urgence à deux associations dédiées à la prise en charge de ces publics particulièrement fragiles.

Solidarité Paris Maman (Solipam) est un réseau régional de périnatalité et d’accès aux droits spécialisé dans la prise en charge les femmes enceintes majeures en situation de grande précarité. Pour améliorer le suivi de ces femmes, notamment pour les demandes d’Aide médicale d’urgence et de Couverture maladie universelle, le financement attribué par la Fondation Seligmann permettra d’avoir recours à des prestations d’interprétariat réalisées par l’association ISM, au bénéfice d’une centaine de femmes allophones.

L’Association pour le développement de la santé des femmes (ADSF) œuvre pour l’accès aux droits et aux soins des femmes seules en situation de précarité à travers des maraudes et des actions d’accueil et de mise à l’abri. Dans ce cadre, elle intervient auprès d’un nombre croissant de femmes en périnatalité, enceintes ou avec de jeunes enfants. Le financement attribué par la Fondation Seligmann permettra l’acquisition de matériels et d’alimentation pour bébé tels que des poussettes, des couches, des porte-bébés et du lait infantile.

Créer de la cohésion entre les familles de la Grande Borne

Depuis 2002, l’association Sous tous les toits du monde anime des projets et des actions socio-éducatives en direction des familles de Grigny (91).
Du 13 au 20 juillet 2019, elle a emmené sept familles de la Grande Borne au Barcarès, dans les Pyrénées-Orientales, avec pour objectif de créer de la cohésion entre habitants. Jeunes et mamans ont bénéficié d’activités quotidiennes avec accès à la piscine et à la plage. Le séjour a permis de tisser des liens forts entre les participants qui ont eu la possibilité de faire mieux connaissance et de s’apprécier.

Le soutien de la Fondation Seligmann a contribué à la prise en charge du transport, de l’hébergement et de la billetterie.

« À toi de jouer » à Sevran

D’octobre 2018 à juillet 2019, l’association Carrozzone Teatro a mis en place le projet « À toi de jouer » au bénéfice de 18 jeunes de Sevran (93) âgés de 10 à 17 ans, à la maison de quartier de Rougement et à l’espace François Mauriac. 
Ce projet a pris la forme d’un atelier de création d’une pièce de théâtre, espace d’expression, d’échange et de développement personnel où chacun apprend à travailler en équipe en abordant des sujets tragiques par le biais du rire. L’objectif de ce projet était de favoriser le lien social à travers l’art et la culture, de rompre l’isolement dans les quartiers défavorisés et de créer une offre culturelle de proximité en utilisant le théâtre comme un accès à la connaissance et un moyen d’intégration et d’insertion dans la société. 
L’aide apportée par la Fondation Seligmann a permis la location des costumes

Le nouveau numéro d’Après-demain vient de paraître !

Pour qui connaît la ligne éditoriale d’Après-demain, fixée par sa fondatrice, Françoise Seligmann, dès 1957, son attachement aux valeurs de la République ne fait aucun doute.
Mais l’absence de doute est redoutable, car elle induit une absence de vigilance qui peut être fatale.
Il est donc de bonne hygiène intellectuelle et sociale de se demander quelles sont les conditions qu’il faut réunir pour que derrière le mot s’exprime, se démontre et se vive la réalité républicaine.
C’est donc à une revue des facettes du concept de république que les autrices et auteurs de ce numéro se livrent pour éveiller les consciences, rappeler les données de base et évoquer certains « piliers » de la République.
Le n° 52 (NF) d’Après-demain, dont le titre, Il ne suffit pas de dire République, a été emprunté à un mot de Nicolas de Bonneville cité par Michelet dans son Histoire de la Révolution, bénéficie d’une nouvelle maquette qui ne renie rien de la longue histoire de cette publication, mais affirme son actualité et sa vocation à se projeter dans l’avenir.

Soutenez Après-demain en vous abonnant ou en achetant le n° 52 (NF).

Dionysiens, héros d’une nouvelle Odyssée

Le collège Pierre de Geyter, en réseau d’éducation prioritaire à Saint-Denis (93), met en œuvre son projet « Dionysiens, héros d’une nouvelle Odyssée. À la découverte du monde grec d’hier et d’aujourd’hui. », au bénéfice de deux classes de 5e. Après avoir découvert que la démocratie athénienne reposait sur des fondements tout à la fois imaginaires et scientifiques, les élèves sont partis en Grèce en mars 2019 et ont restitué leur projet lors d’une représentation en juin 2019 au théâtre Gérard Philipe. Étalé sur trois années scolaires, le projet a pour objectif de permettre aux élèves de travailler en commun, de participer à la vie de l’établissement et de leur commune, de partager leurs savoirs et leurs expériences en s’ouvrant au monde et à la culture. Le soutien de la Fondation Seligmann a contribué au financement des transports, de la billetterie, de l’hébergement, des fournitures et du matériel pédagogique.

 

 

Concours 2019-2020 : « Le livre comme outil de liberté »

Le concours « Vivre et agir ensemble contre le racisme » de la Fondation Seligmann récompense des projets réalisés par des classes de collégiens, lycéens ou apprentis, seules ou avec les membres de la communauté éducative et les parents d’élèves.
Il est destiné aux établissements de Paris, de l’Essonne, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne. Un jury, choisi par le Conseil d’administration de la Fondation, se réunit en fin d’année scolaire pour délibérer. Les établissements des classes lauréates reçoivent un prix d’un montant de 1 000 €.

Pour cette année scolaire 2019-2020, la Fondation Seligmann propose aux enseignants, élèves et établissements participants de réaliser un projet dont le point de départ sera la lecture et le travail sur une œuvre écrite: roman, témoignage, récit, théâtre, poésie, bande-dessinée, articles de presse, etc., favorisant l’apprentissage de la tolérance et l’ouverture culturelle.
Lecture individuelle ou en commun, donnant lieu à un travail collectif d’écriture, de restitution orale, de représentation théâtrale, d’illustration ou de vidéo, ou tout autre support propre à rendre compte de l’appropriation du texte et de ses enjeux, le projet présenté au concours permettra aux élèves, à partir d’un thème humaniste, d’améliorer leur capacité de compréhension et d’expression tout en prenant conscience que le livre est un outil de liberté, leur donnant autant de clefs pour se préparer à la citoyenneté.

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