Le nouveau numéro d’Après-demain vient de paraître !

Pour qui connaît la ligne éditoriale d’Après-demain, fixée par sa fondatrice, Françoise Seligmann, dès 1957, son attachement aux valeurs de la République ne fait aucun doute.
Mais l’absence de doute est redoutable, car elle induit une absence de vigilance qui peut être fatale.
Il est donc de bonne hygiène intellectuelle et sociale de se demander quelles sont les conditions qu’il faut réunir pour que derrière le mot s’exprime, se démontre et se vive la réalité républicaine.
C’est donc à une revue des facettes du concept de république que les autrices et auteurs de ce numéro se livrent pour éveiller les consciences, rappeler les données de base et évoquer certains « piliers » de la République.
Le n° 52 (NF) d’Après-demain, dont le titre, Il ne suffit pas de dire République, a été emprunté à un mot de Nicolas de Bonneville cité par Michelet dans son Histoire de la Révolution, bénéficie d’une nouvelle maquette qui ne renie rien de la longue histoire de cette publication, mais affirme son actualité et sa vocation à se projeter dans l’avenir.

Soutenez Après-demain en vous abonnant ou en achetant le n° 52 (NF).

Dionysiens, héros d’une nouvelle Odyssée

Le collège Pierre de Geyter, en réseau d’éducation prioritaire à Saint-Denis (93), met en œuvre son projet « Dionysiens, héros d’une nouvelle Odyssée. À la découverte du monde grec d’hier et d’aujourd’hui. », au bénéfice de deux classes de 5e. Après avoir découvert que la démocratie athénienne reposait sur des fondements tout à la fois imaginaires et scientifiques, les élèves sont partis en Grèce en mars 2019 et ont restitué leur projet lors d’une représentation en juin 2019 au théâtre Gérard Philipe. Étalé sur trois années scolaires, le projet a pour objectif de permettre aux élèves de travailler en commun, de participer à la vie de l’établissement et de leur commune, de partager leurs savoirs et leurs expériences en s’ouvrant au monde et à la culture. Le soutien de la Fondation Seligmann a contribué au financement des transports, de la billetterie, de l’hébergement, des fournitures et du matériel pédagogique.

 

 

Concours 2019-2020 : « Le livre comme outil de liberté »

Le concours « Vivre et agir ensemble contre le racisme » de la Fondation Seligmann récompense des projets réalisés par des classes de collégiens, lycéens ou apprentis, seules ou avec les membres de la communauté éducative et les parents d’élèves.
Il est destiné aux établissements de Paris, de l’Essonne, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne. Un jury, choisi par le Conseil d’administration de la Fondation, se réunit en fin d’année scolaire pour délibérer. Les établissements des classes lauréates reçoivent un prix d’un montant de 1 000 €.

Pour cette année scolaire 2019-2020, la Fondation Seligmann propose aux enseignants, élèves et établissements participants de réaliser un projet dont le point de départ sera la lecture et le travail sur une œuvre écrite: roman, témoignage, récit, théâtre, poésie, bande-dessinée, articles de presse, etc., favorisant l’apprentissage de la tolérance et l’ouverture culturelle.
Lecture individuelle ou en commun, donnant lieu à un travail collectif d’écriture, de restitution orale, de représentation théâtrale, d’illustration ou de vidéo, ou tout autre support propre à rendre compte de l’appropriation du texte et de ses enjeux, le projet présenté au concours permettra aux élèves, à partir d’un thème humaniste, d’améliorer leur capacité de compréhension et d’expression tout en prenant conscience que le livre est un outil de liberté, leur donnant autant de clefs pour se préparer à la citoyenneté.

Télécharger la fiche de candidature

Belleville est à nous!

Soutenue par la Fondation Seligmann, notamment pour la mise en œuvre de son projet d’apprentissage Demos, l’association Quartier Libre XI a permis en 2019 aux enfants du quartier Belleville-Fontaine-au-Roi à Paris (11e) de réfléchir de manière ludique à leur environnement, à la façon dont ils le pensent et l’imaginent. Guidés par des architectes, « ils ont pris soin de penser aux autres, à la nature souvent absente, à l’espace qui est consacré aux enfants, aux rues, impasses avec jardins si différentes et pourtant si proches », comme le rapporte le livret édité pour rendre compte du projet « Belleville est à nous ». Le résultat de ce minutieux travail est une superbe maquette, pleine de poésie, qui témoigne « de l’application, de l’écoute, du regard sensible que les enfants ont développé tout au long de l’année ».
Basée en quartier politique de la ville, l’association Quartier Libre XI propose des ateliers d’accompagnement aux devoirs et des ateliers culturels à une soixantaine d’enfants.

Grandir sur scène

Le lycée polyvalent Diderot, à Paris (19e), regroupant des filières à dominante scientifique, technique et professionnelle, a réalisé son projet d’atelier-théâtre « Grandir sur scène », conclu en fin d’année 2019 par l’adaptation de Casimir et Caroline, d’Odon von Horvarth, au bénéfice d’élèves de 2de, 1re et terminale des filières générale et professionnelle, ainsi que d’une élève de section Ulis. Les représentations ont rencontré un vif succès auprès du public : parents, professeurs et amis. Au total, les objectifs du projet ont été atteints malgré les difficulté, et les élèves participants, qui ont appris à « jouer la comédie », ont jugé avoir franchi une étape dans leur chemin vers l’autonomie. L’aide de la Fondation Seligmann a contribué à la billetterie et à l’acquisition des costumes et accessoires. Le projet se poursuit pour cette année scolaire 2019-2020.

Poing noir, de Jérôme Peyrat, Prix Seligmann 2019

Réuni le 24 octobre 2019, le jury du Prix Seligmann contre le racisme de la Chancellerie des universités de Paris a choisi de récompenser Poing noir, de Jérôme Peyrat, récit sur la vie de Peter Norman, coureur australien, aborigène médaillé d’argent du 200 mètres des Jeux olympiques de Mexico de 1968. En refusant de se désolidariser de ses adversaires de course auxquels il avait prêté ses gants pour que leur poing levé soit de couleur noire, Peter Norman s’était attiré l’hostilité de la classe blanche dirigeante d’Australie et avait été maintenu dans la misère. En attribuant le Prix Seligmann contre le racisme pour 2019, le jury a récompensé un roman facile d’accès qui illustre le fait que le combat contre le racisme se mène dans tous les domaines, dont le sport, où les luttes sociales ont cours autant qu’ailleurs.

Romcivic : des actions pour les habitants des bidonvilles

Répartition des actions réalisées dans le cadre du projet.

L’association Les enfants du canal lutte contre l’exclusion des personnes vivant dans la rue, en bidonville ou mal-logées. Elle met en oeuvre le projet Romcivic, afin de favoriser l’accès aux droits des habitants des bidonvilles.
En 2018, 27 volontaires du Service civique ont proposé des activités et sorties en Île-de-France, notamment en Seine-Saint-Denis. Sur les 27 volontaires, 22 avaient déjà vécu ou vivaient encore en bidonville au moment de l’opération. Ces activités ont bénéficié chaque semaine à 50 à 60 enfants âgés de 6 à 13 ans.
Le soutien de la Fondation Seligmann a permis de financer l’acquisition de matériel pédagogique, afin de diversifier les actions ludo-pédagogiques et de développer les activités manuelles, avec des temps de peinture, dessin, coloriage, etc.

Sur les traces des Romains en Provence

Développer l’autonomie des élèves, rendre vivant l’enseignement du latin, favoriser l’ouverture culturelle : tels étaient les objectifs du projet « Sur les traces des Romains en Provence », réalisé en juin 2019, auxquels ont participé 22 élèves de 4e et 3e du collège Lucie Aubrac de Villetaneuse (93), classé en réseau d’éducation prioritaire.
Les élèves, pour la plupart latinistes, ont pu découvrir les vestiges romains de Nîmes et d’Arles ainsi que le pont du Gard.
Le soutien de la Fondation Seligmann a contribué au financement des transports, de l’hébergement et de la billetterie.

 

 

Mémoire et tolérance au collège Olivier de Serres de Viry-Châtillon

Le collège Olivier de Serres, en réseau d’éducation prioritaire à Viry-Châtillon (91) a mis en oeuvre en 2018 un projet interdisciplinaire dédié à la lutte contre les discriminations, le racisme et l’antisémitisme, mobilisant quatre classes de 3e et des enseignants dans plusieurs matières : histoire-géographie, anglais, lettres, physique, arts-plastiques et éducation musicale. Intervention de l’Amitié judéo-musulmane de France, visite du Mémorial de la Shoah, du Musée d’art et d’histoire du judaïsme, du Camp des Milles, du Mucem et du Parlement européen, rencontre avec Lilian Thuram et avec Raymond Gurême, tsigane rescapé des camps et ancien résistant, hackaton consacré aux discriminations en commun avec le lycée professionnel Ampère de Morsang-sur-Orge ont rythmé l’année.
De ce projet est sorti un livre, Mémoire et tolérance, retraçant les travaux réalisés et matériaux utilisés. Le soutien de la Fondation Seligmann a permis de contribuer au financement du transport, de la billetterie et de l’hébergement.

Remise des dictionnaires aux jeunes récipiendaires du Delf de l’académie de Paris

Crédits photo : Rectorat de Paris – Sylvain Lhermie

Comme chaque année, la Fondation Seligmann offre un dictionnaire Larousse illustré aux jeunes récipiendaires du Diplôme d’études de langue française de l’académie de Paris et des établissements de l’Essonne et de Seine-Saint-Denis. Pour la première fois, l’opération « dictionnaires » a été étendue en 2019 au département du Val-de-Marne.
La cérémonie de remise des dictionnaires aux diplômés parisien a eu lieu le 11 octobre 2019, dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne. Plusieurs centaines de collégiens et lycéens de la capitale, arrivés allophones en France, se sont vu remettre leur premier diplôme français ainsi que leur dictionnaire, lors d’une cérémonie pleine de fierté, de joie et d’émotion.